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 Dents qui grincent et nerfs à vif... [PV Andrew]

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Christina Woodworth

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MessageSujet: Dents qui grincent et nerfs à vif... [PV Andrew]   Dim 21 Juin - 14:41

Bien sûr que si, elle était contente d’avoir dégagé de la maison « familiale ». Dans un sens elle l’avait voulu. De quoi se plaignait-elle alors ?
Une arrivée en cours d’année scolaire, ça elle pouvait faire avec. En plein milieu des exams…bon ce n’était pas comme si les examens lui importaient, hein.
Mais bordel de merde, pourquoi n’avait-elle pas pensé à un détail aussi important ?! La pension allait effectivement lui éviter de voir la sale gueule de sa génitrice dès le réveil, atout non négligeable. Cependant… Cependant il y avait un petit, tout petit, mais alors vraiment minuscule détail auquel elle n’avait absolument pas pensé. Le détail en question avait un nom : colocataire.

« Chier… »

Ce n’était qu’un marmonnement. Il faut dire que Chris avait encore du mal à desserrer la mâchoire, ayant passé le trajet à grincer des dents après avoir lu plus attentivement les informations concernant l’école. Et elle s’était sérieusement brûlé la rétine à la mention de « chambres doubles ». Dommage, elle se trouvait déjà dans le car à cet instant.
L’idée de partager sa chambre avec une greluche la hérissait au plus haut point. Il fallait qu’elle trouve un truc, une feinte, qu’elle s’évite cet enfer… Elle avait tourné et retourné le problème dans tous les sens durant le reste du trajet, mais voilà…
La jeune fille était à présent en train de déambuler dans les couloirs, son énorme sac sur l’épaule, sans prêter vraiment attention aux silhouettes de quelques élèves qui se déplaçaient autour d’elle. Milieu d’après-midi, ce devait être l’interclasse. Elle en bouscula sans doute un ou deux, sans vraiment le remarquer : elle avait plus important à faire pour le moment. Un objectif précis, avec un but bien défini. Sa cible ? Le bureau du directeur.

« Qu’est-ce que c’est que ce bor… »

Christina en serait restée sans voix. A la lecture de la petite note explicative indiquée sur le bureau du directeur, la pensée que ce puisse être une blague magistrale lui traversa furtivement l’esprit. Mais la réalité revint lui mettre une bonne claque dans la figure, histoire de lui signifier qu’il était temps qu’elle accepte ce qu’elle voyait. Elle prit la peine de relire le mot à mi-voix, comme pour en être sure.

« Bonjour, je suis absent pour le moment selon l’une des quelques raisons suivantes.
Vous pouvez en prendre connaissance ou quitter les lieux ou m’attendre... »


Et elle relut les raisons invoquées.

« Mais putain c’est pas des raisons ça, c’est du foutage de gueule ! »

C’était parti tout seul, tout comme le coup de pied qu’elle flanqua dans le battant de porte – qui n’avait rien demandé lui – sans délicatesse aucune.
Après quoi elle laissa tomber son sac à terre, s’adossa au mur près de la porte, et poussa un long soupir en se passant une main sur le visage.
Ça commençait bien…


Dernière édition par Christina Woodworth le Ven 17 Juil - 14:25, édité 2 fois
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Andrew O'connell

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MessageSujet: Re: Dents qui grincent et nerfs à vif... [PV Andrew]   Jeu 9 Juil - 12:05

[ Je ne sais pas si ça va te plaire .. j'ai écrit ça vite-vite ce matin ... ]

-Andrew ? Directeur ? Vous avez entendu ça ? minauda la petite voix aigue de ma secrétaire.

-Hum? Euh…Non…Continue…

-Mais ce bruit…On dirait que c’était contre la porte de votre bureau, Monsieur.

-Alors si c’est bien sur ma porte…J’ai affiché une petite note. Ils attendront qui qu’ils soient.

-Mais…

J’ouvre un œil. Cet œil fixe sombrement le plafond. Un beau plafond, en passant. En forme de berceau. Très joli. Il y a même des peintures de femmes pulpeuses qui vous observent d’un regard languissant. Seulement, ces regards taquins et lubriques n’ont plus aucun effet sur moi à ce moment précis. Marina, ma petite secrétaire agenouillée au sol, me dévisage avec une petite moue indécise. Doit-elle continuer à me procurer des plaisirs coquins ou vole-t-elle à la porte s’assurer qu’aucun élève ou professeur ne soit planté derrière le battant à faire le piquet et à s’interroger profondément sur la note épinglée devant leurs yeux. Ou peut-être craint-elle la présence imposante et majestueuse de Kathleen…Seulement cette femme aurait défoncé la porte par un violent coup d’épaule et aurait pénétré dans la pièce comme une furie tout en tapant sa généreuse poitrine avec ses poings massifs comme un gorille impérieux.

À mon grand malheur, Marina se redresse vivement et part à la recherche de sa jupe perdue dans un quelque coin du bureau. Mes yeux suivent son joli popotin rebondi jusqu’à ce qu’il soit dissimulé par une étoffe douce et moulante. Je grogne de mécontentement. Et mon érection ? J’en fais quoi ? Elle ne va quand même pas me laisser dans cet état. Abasourdi, je dévisage la femme. Elle reboutonne son chemisier révélateur de ses courbes avantageuses et rehausse sa chevelure dépeignée. Je me retiens de lui souligner que son maquillage n’est plus aussi parfait qu’il l’était lorsqu’elle est rentrée dans ce bureau quelques instants auparavant.

Marina ouvre la porte et s’exclame. Elle discute un moment avec une entité inconnue pendant que je mâche ma langue. Il faudrait que je me glisse en douce jusqu’à mes appartements et que je … hum…termine moi-même le travail. Un coup d’œil vers Marine et la porte entrouverte m’indique clairement que je n’aurais jamais le temps de m’éclipser avant qu’elle…

-Vous désirez voir Monsieur le directeur ? Il est ici.

Ah non. Monsieur le directeur est bandé et il est occupé à autre chose.

-Venez. Entrez.

Ah non. Partez, à moins que vous soyez une agréable créature voluptueuse et…Marina s’efface pour permettre à une jeune personne de s’avancer dans mon bureau. C’est un homme ou une femme ? Pendant que mon cerveau tente d’élucider ce mystère, je lui adresse un sourire flamboyant et m’assure que la chose asexuée n’a aucune vue sur une certaine partie de mon anatomie. Il ne faudrait pas effrayer les élèves chastes et purs qui séjournent dans mon établissement.

-Marina, vous pouvez nous laisser. Que puis-je faire pour vous ?

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Christina Woodworth

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MessageSujet: Re: Dents qui grincent et nerfs à vif... [PV Andrew]   Ven 10 Juil - 11:37

Christina passa une ou deux minutes à peine à ruminer en se demandant si elle n'allait tout simplement pas se barrer en courant. Ouais, mais pour faire quoi ? Aller où ? Hors de question de retourner chez sa mère et son beau-père. Et si elle se pointait chez son paternel elle lui créerait des ennuis... Squatter chez ses potes serait une solution temporaire. Pourquoi pas. En cas de dernière nécessité elle pouvait aussi filer voir... non, pas question.
Elle releva la tête, armée à présent d'un regard déterminé à vous arrêter un Spartiate en plein élan. Abandonner pour un détail à la con n'était pas une option. Et elle allait trouver ce directeur à la noix, quitte à le chercher jusqu'au fond des chiottes de tout le bâtiment et...

La porte venait de s'ouvrir doucement et un joli minois fit son apparition, cherchant apparemment – avec des yeux de petit écureuil affolé – la cause du coup sur la porte. Son regard se porta sur Chris et un sourire avenant se dessina sur ses lèvres.

« Bonjour. »

« Euh bonjour... »

La secrétaire ? Ses cheveux quelque peu défaits et son maquillage abîmé attirèrent l'attention de la jeune fille.

*Mais qu'est-ce qu'elle était en train de f...*

La note épinglée sur la porte lui revint en mémoire. Alors ce n'était vraiment pas une blague ! Prise entre l'envie de rire et celle de déguerpir, Christina ne put qu'afficher un air dubitatif. Bordel, mais c'était quoi cette école ?!

« Vous désirez voir Monsieur le directeur ? Il est ici. »

« Ça je m'en doute... »

Oui elle aurait pu se passer d'un commentaire et s'estimer heureuse d'être reçue vu les « circonstances », mais ce n'était qu'un murmure après tout. La jeune femme s'écarta pour faire entrer Chris – lui laissant tout loisir de contempler sa jupe froissée – et lui indiqua le bureau d'un geste gracieux.

« Venez. Entrez. »

Mais le ton du directeur ne collait pas avec ses mots. Raide comme un piquet.

*Soit il est constipé, soit...*

...soit il se traînait une béquille de tous les diables. La jeune fille ne put retenir l'ébauche d'un sourire. Il allait regretter de l'avoir faite attendre pour la bagatelle : son érection il allait devoir s'asseoir dessus – si ce n'était déjà fait !
Elle s'avança nonchalamment vers le bureau pour s'installer dans l'un des siège qui y faisait face. S'y laissant tomber comme si elle se trouvait dans le salon de sa grand-mère, elle croisa les jambes et se mit en mode « politesse » - celui qu'elle réservait à tout ce qui pouvait représenter l'autorité en général.

« Je vous remercie de prendre le temps de me recevoir... »

Ton poli et respectueux, vocabulaire correct...mais il suffisait de la regarder pour comprendre qu'elle ne lui témoignerait pas plus de respect que ça.

« Marina, vous pouvez nous laisser. Que puis-je faire pour vous ? »

Chris se tourna un instant pour voir la secrétaire s'éloigner, puis son regard se posa à nouveau sur le directeur.

« Laissez-moi d'abord me présenter : Christina Woodworth. Je viens d'être transférée de la Montague High School vers votre établissement. »

Elle se redressa dans son siège et se pencha légèrement vers le bureau, l'air sérieux.

« J'ai un petit, comment dire...problème. J'aimerais éviter d'avoir à partager ma chambre avec... »

...une poufiasse, une emmerdeuse, une poule, une...

« ...une autre fille. Voyez-vous je ne m'entends pas très bien avec mes...camarades de sexe féminin. »

La raison pouvait sauter aux yeux ou pas. Si Christina ne pouvait tout simplement pas s'entendre avec une autre nana – dû à trop de disputes ou remarques au sujet de son « look » - ces dernières avaient aussi souvent du mal à l'encadrer. Déjà parce que son aspect très masculin en gênait tout simplement certaines – qui n'arrivaient pas à se mettre en tête qu'elles se déshabillaient dans les vestiaires devant une autre fille et pas devant un mec – voire même provoquait l'agressivité d'autres qui associaient obligatoirement androgénie et homosexualité...
Bref, Chris en avait bouffé plus que son compte, et l'idée de devoir partager sa chambre – son refuge – avec l'une de ces créatures l'angoissait terriblement.

« Je sais ce que vous allez me dire : il y a un règlement, on ne fait pas de traitement de faveur... Mais si vous tenez un minimum à ma santé mentale, je vous en conjure : permettez-moi d'avoir une chambre séparée. »

Il y avait de quoi se demander pourquoi elle insistait tant – surtout pour quelqu'un ne la connaissant pas – mais Christina n'en avait rien à foutre de passer pour une folle dès son arrivée. Il a des sujets sur lesquels on ne peut transiger, et dans son cas à elle c'était bien celui-là.
Son visage ne laissait rien paraître de son énervement, mais ses doigts se tordaient sous le bureau.

« Si c'est une question d'argent mon beau-père se fera un plaisir d'allonger ce qu'il faudra, j'en suis certaine. Si c'est une question de place je m'en moque : mettez-moi avec un mec, avec un chien, dans une remise... Mais s'il-vous-plait : pas avec une nana ! »

Elle avait tapé du poing sur la table à la fin de sa phrase. Encore un coup parti tout seul. Si elle avait tenu une arme il y aurait eu plusieurs décès d'une balle perdue...

« Hum, désolée... »

Elle rangea prestement la main incriminée avec la deuxième, sous le bureau. Son regard ne quittait pas celui du directeur. Elle le scrutait intensément. Elle savait qu'il allait lui répondre par la négative. Comment le convaincre, lui expliquer que ce n'était pas un simple caprice de petite fille trop gâtée ?

*Et merde, je perds mon temps...*

Une légère grimace passa furtivement sur son visage, avant que l'impassibilité ne s'y installe de nouveau. Pour se détendre elle repensa à ce qu'elle soupçonnait qu'il s'était passé dans ce bureau avant son entrée. Une école avec un pervers affiché à la direction... Peut-être serait-il plus cool qu'elle ne le pensait après tout. On ne sait jamais.


Dernière édition par Christina Woodworth le Jeu 30 Juil - 8:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dents qui grincent et nerfs à vif... [PV Andrew]   Jeu 30 Juil - 1:20

« Laissez-moi d'abord me présenter : Christina Woodworth. Je viens d'être transférée de la Montague High School vers votre établissement. »

Et moi, je suis Andrew O’connell, je viens de subir une excitante fellation de la part de mon imbécile de secrétaire. Je devrais la renvoyer pour sa sottise et engager une femme qui connaît ses priorités sur le bout des doigts. C’est-à-dire plaire et satisfaire son patron sous tous les plans inimaginables comme ouvrir grand la bouche quand c’est le moment adéquat et accomplir sa paperasse par la suite. Je soupire et me borne à contempler le visage de la supposée femelle. Elle n’a pas été bénie par la nature, celle-là, contrairement à Kathleen qui détient des obus au lieu d’organes féminins. Je m’imagine alors une jeune Kathleen assise devant mon bureau, mettant en évidence sa généreuse poitrine par un décolleté profond et ses longues jambes musclées par une petite jupe courte révélatrice. Je sens mon sexe se gonflé à cette vision des plus appétissantes. Finalement, je suis heureux que la créature n’allume en rien mes désirs inassouvis. Je lui dédie un petit sourire pour l’inciter à poursuivre et fouille la surface de mon bureau à la recherche d’un petit quelque chose.

« J'ai un petit, comment dire...problème. J'aimerais éviter d'avoir à partager ma chambre avec... ...une autre fille. Voyez-vous je ne m'entends pas très bien avec mes...camarades de sexe féminin.»

Je lui lance un regard dénué d’expressions. Bon, en plus d’être plus masculine que féminine, elle n’est pas lesbienne. Elle n’a, après tout, rien pour elle. Elle espèce quoi, cette petite coquine ? Que je lui offre une chambre seule ou de partager son dortoir avec un garçon en pleine crise de…Non, j’oubliais, mes garçons n’ont aucune libido…C’est prouvé…Seulement, je ne tiens pas à expérimenter ce genre de choses et surprendre une fillette-garçonne engrossée dans deux semaines. Non non. J’imagine que tous les goûts sont dans la nature. Certains garçons aiment les filles manquées. Je me gratte le cuir chevelu, perplexe par les nombreuses variétés d’intérêts.

« Je sais ce que vous allez me dire : il y a un règlement, on ne fait pas de traitement de faveur... Mais si vous tenez un minimum à ma santé mentale, je vous en conjure : permettez-moi d'avoir une chambre séparée. »

Si j’écoutais et acceptais toutes les demandes de mes étudiants, personne n’habiterait en colocation. Et il y a tant d’élèves et de loup-loups ici que je ne peux me permettre d’accorder tous ces caprices. Je suis navré, ma petite, mais vous allez devoir vous incliner devant la fatalité : celle de devenir folle d’ici la fin de l’année. Ce n’est pas comme si nous étions tous parfaitement normaux. Regardez Kathleen. Une vraie furie, cette femme.

« Si c'est une question d'argent mon beau-père se fera un plaisir d'allonger ce qu'il faudra, j'en suis certaine. Si c'est une question de place je m'en moque : mettez-moi avec un mec, avec un chien, dans une remise... Mais s'il-vous-plait : pas avec une nana ! »

HA HA ! Je le savais…Un mec…Ma mine s’assombrit, du moins pas suffisamment longtemps puisque madame mutile son maigre poing sur mon bureau et ne manque de déclencher chez moi une crise cardiaque des plus impressionnantes. Mon bureau…en bois d’if…ciré…dispendieux…Je me renfrogne juste assez pour que mon érection disparaisse. Seigneur, cette fille est mieux qu’une douche froide. Je soupire d’aise et arbore un sourire moins rigide que précédemment.

-Bon…j’ignore comment vous aider, dis-je en toute honnêteté en croisant mes mains sur mon bureau. Avez-vous des difficultés avec toutes les filles ou si je trouvais une certaine personne…comment dire…moins fofolle, peut-être que ce compromis vous plairait…

J’en doute. Elle est venue avec une idée bien précise en tête et je soupçonne qu’elle n’est pas ce genre de personne à lâcher prise sur ses souhaits. Je soupire. J’aimerais pouvoir consentir à sa demande, qu’elle quitte mon bureau et que je m’isole dans mes appartements pour épancher ma soif de plaisir charnel. Je pourrais amener avec moi une délicieuse femme plantureuse. La professeure de géographie, par exemple. Ou bien la jolie bibliothécaire. Une femme timide en apparence, mais qui doit dissimuler une grande cochonne dans son cœur. Je salive juste d’y penser…Je m’ébroue brusquement, repousse ces succulentes images de ma tête pour me concentrer pleinement et entièrement sur l’étudiante. L’enseignante d’arts dramatiques est également…Je pourrais lui faire toutes sortes de choses…

-Et l’éthique et les règles de l’école m’interdisent de te placer avec un garçon ou bien avec un chien ou dans une grange. Je te conseille de vérifier avant tout si tu t’entends bien avec ta colocataire au lieu de procéder à toutes sortes de tentatives infructueuses de changer de dortoir. Ah fait, avec qui es-tu ?

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MessageSujet: Re: Dents qui grincent et nerfs à vif... [PV Andrew]   Jeu 30 Juil - 8:03

Elle sentait le directeur plutôt crispé. Ou constipé, au choix, même si elle était certaine qu’il s’agissait en réalité d’un tout autre phénomène biologique. L’écouter semblait le faire souffrir au plus haut point…et cela permit à Chris de ne pas faire la gueule en entendant la fatidique réponse tomber.

-Bon…j’ignore comment vous aider. Avez-vous des difficultés avec toutes les filles ou si je trouvais une certaine personne…comment dire…moins fofolle, peut-être que ce compromis vous plairait…

*Ben voyons ! Le directeur lui-même ne sait pas quoi faire…*

La jeune fille pensait plutôt que cette réponse un peu limite venait du manque de sang dans le cerveau d’O’connell. Cette chienne de Mère Nature avait joliment inventé les êtres de sexe masculin : jamais assez de sang dans le corps pour irriguer à la fois matière grise et pénis. Une bonne blague. Qui permettait – soit dit en passant – à des pouffiasses terriblement bandantes de diriger le monde en tenant par la queue les dirigeants.
Christina soupira. Pathétique.

*Bon, restons polie.*

Pas question en effet de se mettre le dirlo à dos dès le premier jour.

« Malheureusement, Monsieur le directeur, je ne pense pas que cela soit lié au caractère. Même s’il est évident qu’il me serait plus facile de cohabiter avec une… »


…coincée du cul…ratte de bibliothèque…marmotte…

« …jeune fille calme plutôt qu’avec une… »

…pie…salope grande gueule…reine des putes…

« …fêtarde, dirons-nous. »

Ouais, on va dire ça.
Après tout ce grand crétin en face d’elle ne pourrait jamais la comprendre ou se mettre à sa place, ne serait-ce qu’en temps normal. Alors avec des préoccupations salaces en tête…

-Et l’éthique et les règles de l’école m’interdisent de te placer avec un garçon ou bien avec un chien ou dans une grange. Je te conseille de vérifier avant tout si tu t’entends bien avec ta colocataire au lieu de procéder à toutes sortes de tentatives infructueuses de changer de dortoir. Ah fait, avec qui es-tu ?


*Ouais c’est ça… Et je suppose que l’éthique et les règles de l’école autorisent un connard libidineux à niquer le personnel féminin de l’établissement durant les heures de bureau… Prends-moi pour une conne va !*


Elle se contenta d’esquisser un sourire cynique à la suggestion de son interlocuteur, et surtout d’essayer de ne pas laisser sortir un rire sarcastique lorsqu’il lui demanda avec qui elle partageait sa chambre.
C’était sûr : en ce moment-même le peu de réflexion qu’il possédait encore était bien nichée au fin fond de son slip.
Ne pouvant empêcher un air blasé de se peindre sur son visage déjà sceptique, elle attrapa d’une main son sac posé près d’elle et le souleva à hauteur du nez du directeur.

« Sauf votre respect… »

*Mon cul oui. Si tu savais où j’ai envie de te carrer le peu de respect que tu mérites…*


« …je suis dans l’incapacité de le savoir puisque je viens d’arriver. Idiote que je suis… »


Et là c’était pas peu dire : elle se serait collé des baffes si elle ne s’était pas trouvée devant témoin.

« …je n’avais pas remarqué ce détail de collocation lors de mon inscription, et c’est en relisant la brochure dans le car que je suis tombée dessus. Donc en entrant je suis venue vous voir directement. Je suis une adepte du fameux dicton « Mieux vaut prévenir que guérir » voyez-vous. »

Surtout prévenir avant meurtre éventuel. Mais énoncer des menaces tout haut était un fait aggravant au procès. Mieux valait se la fermer.
Elle laissa retomber son sac sur le sol, de façon volontairement brutale – elle avait noté le petit sursaut d’O’connell lorsque son poing avait malencontreusement rencontré la table un instant auparavant. Ledit sac s’écrasa au sol dans un bruit mat et étonnement lourd. A se demander comment elle l’avait soulevé d’une seule main avec autant d’aisance.

« Peut-être pourriez-vous me renseigner à ce sujet d’ailleurs. Que je puisse me préparer…sous la table, là où elle avait de nouveau replacé ses mains, les jointures de ses doigts craquèrent…psychologiquement. »

Chris fit tout son possible pour accompagner cette phrase d’un sourire calme et posé, tranchant radicalement avec l’énervement et l’angoisse sourde qui montaient en elle de minute en minute.
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MessageSujet: Re: Dents qui grincent et nerfs à vif... [PV Andrew]   

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